19Mai/17

Un voyage gustatif incomparable en Bolivie

Gastronomie BolivieEn Bolivie, les globe-trotters auront l’opportunité d’expérimenter un nouvel art culinaire hors du commun. En effet, la gastronomie bolivienne comporte divers mets à base de céréales, de patates et de piments. De plus, elle est très riche en goût. Pour commencer ce voyage gustatif, les touristes dégusteront un plat typique comme la salteña ou empanada. Il s’agit d’un chausson garni de viande, de pommes de terre, d’œufs, d’olives et de sauces pimentées. Toutefois, d’autres empanadas sont fourrés au fromage, à la viande et aux oignons ou au poulet. Il est à noter que ces délices sont excellents quand ils sont chauds. Par ailleurs, les globe-trotters pourront aussi savourer des soupes, par exemple, la sopa de mani ou la soupe de cacahuètes. Celle-ci est un pot-au-feu bolivien préparé avec de la crème épaisse d’arachides, du lait, du morceau de viande tendre, des pommes de terre à la vapeur, des épices et du persil. À part cela, ils ont l’occasion de consommer d’autres soupes telles que la lagua de choclo, le cahiro, le locro, le chankao, la sopa de quinoa et le calo de cardan.

Les plats principaux à déguster dans les villes boliviennes

plat gastonomie locale BoliviePour commencer à apprécier les plats principaux boliviens lors des séjours Bolivie, les vacanciers pourront entamer avec la sajta de pollo. Cette dernière est un mélange de pommes de terre, d’oignons râpés, de tomates et de fromage. Le tout est baigné dans une sauce piquante appelée aji amarillo. À titre d’information, les repas à consommer sur le territoire bolivien varient de la région à visiter. Dans la ville de Sucre, les routards savoureront le picantemixto. Celui-ci est mijoté avec du poulet, de la viande de porc et du charkekan. Ensuite, dans la capitale gastronomique de la Bolivie, à Cochabamba, les touristes dégusteront le pique macho qui est composé de morceaux de carré de rumstecks grillés, de tomates, de frites et de piments rouges. Puis à Santa Cruz, les globe-trotters goûteront aux tamales. Ce plat végétarien est un chausson de maïs ou de manioc sucré-salé. Il peut être accompagné de café camba. Dans cette municipalité, les bourlingueurs apprécieront également le pacumutu. Il s’agit d’une longue brochette de viande tendre.

Les boissons boliviennes à ne pas rater

Pour parfaire la découverte culinaire en Bolivie, les boissons sont incontournables. Pendant le petit-déjeuner, les routards siroteront l’api. Ce breuvage chaud est sucré et épais. Il est fait à base de maïs violet, de cannelle et de clou de girofle. À part cela, le refresco de quinoa est à ne pas manquer. Cette boisson est délicieuse et vitaminée. Il s’agit d’un mélange de lait, de quinoa et de jus de pomme. En outre, les globe-trotters pourront aussi goûter le mate de coca. Cette tisane de feuilles de coca est surtout proposée dans les hauteurs. Elle est recommandée pour les aventuriers qui ont un mal d’altitude. En effet, cette boisson a une vertu anti-soroche.

www.nexplorea.com

07Avr/17

Les pousse-pousse

 LES POUSSE-POUSSE

Garage de pousse-pousse

 

Chaque pays, parfois même chaque ville possède des pousse-pousse qui leur sont propres.

 

 

Un moyen de transport original

Dans les années 30, sous l’influence de la gauche française, les conducteurs de pousse-pousse indochinois sont passés derrière les clients qu’ils transportaient – position jugée moins humiliante. 

Ici un conducteur de cyclo cambodgien

 

En Inde, ils sont devant les clients, en Indonésie, au Vietnam, au Cambodge : derrière, en Birmanie sur le côté.

Un certain style              Becak indonésien à Yogyakarta

Correctement installé ? 

 

Yogyakarta, Java, Indonésie        

 

 

 

 

Transporter à pied

 

 

Mais il n’y a qu’à Calcutta qu’il reste des running rickshaws. 

 

 

Personnellement, je n’ai jamais pu m’y faire. Voir un type, la peau sur les os, courir pieds nus en tirant la charrette dans laquelle je suis assis, j’ai du mal ! Dans le genre exploitation de l’homme par l’homme, on fait difficilement mieux. Toutefois, si on veut circuler, c’est le plus facile.

klaxon particulier

 

Un de ces hommes-chevaux m’offrit un jour son klaxon, un grelot métallique tenu entre ses doigts par une cordelette trempée de sueur et de crasse qu’il tape contre le montant du rickshaw. 

 

Je l’ai toujours, il est dans ma bibliothèque… c’est un symbole.

 Aujourd’hui, les pays sous développés se développent, les pays en voie de développement émergent voyant apparaître une classe moyenne… Conduire un cyclo n’est plus un métier très sexy, les jeunes n’ont plus envie de se crever à la tâche ; les anciens se font vieux, le métier est dur et usant ; ils transforment donc leur “cyclo pousse” en “moto-pousse” …

Rajouter un moteur

J’ai voyagé une quinzaine d’années non-stop ; ce site a pour vocation de rassembler des conseils que j’aurais aimés recevoir avant mon départ.

 Vous retrouverez également sur ce site :

 Ma bibliothèque de voyage : https://www.conseils-de-voyages.com/ma-bibliotheque-de-voyage/

 Photo et éthique photographique : https://www.conseils-de-voyages.com/conseils-de-voyage/photos-et-ethique-photographique/

acheter le livre : https://www.conseils-de-voyages.com

30Mar/17

Critique du livre “et si c’était mieux là-bas ?”

Christine Brunet a lu “Et si c’était mieux là-bas ?” de Lionel Cieciura
11 Juin 2014 , Rédigé par Christine Brunet/Aloys – Publié dans #Fiche de lecture

Couverture du livre - critique

Compliqué de parler de ce livre… Peut-être parce qu’il réveille des images et des sensations oubliées ? Ou peut-être parce qu’il propose au lecteur une richesse d’images difficile à restituer ? Je ne sais pas… Mais j’essaie parce que ce livre est passionnant !

Voilà une invitation au voyage. Pas le voyage conventionnel, pas celui organisé pour les tours operators où confort rime trop souvent avec images-clichés. Non, loin s’en faut !

« Et si c’était mieux là-bas ? » est une invitation à l’aventure, un parcours atypique d’une quinzaine d’années au sein de pays encore peu courus à l’époque (avant 2000) : Laos, Cambodge, Birmanie, Ladakh, Tibet, Indonésie… Des années de rencontres humaines, d’expériences extrêmes. Des images différentes, des réflexions personnelles sur les contextes, les coutumes, le caractère des peuples rencontrés…

Je voyage, une drogue depuis ma plus tendre enfance. Très souvent dans des conditions difficiles. J’ai retrouvé dans ce livre le plaisir de la découverte, de la surprise, de la joie d’une rencontre impromptue ou improbable qui restera gravée à tout jamais dans la mémoire, la frayeur lors d’un mouvement de foule ou lors d’un passage de col dans l’Himalaya, mes narines titillées à nouveau par les parfums exotiques (ou putrides) des marchés, la langue anesthésiée par le goût extrême d’un thé au beurre rance préparé par un moine retiré au fin fond d’une vallée oubliée.

Un voyage initiatique ? Non, pas vraiment. Une expérience vécue comme une volonté de vivre sa vie pleinement, de donner, peut-être, un sens différent à son existence.

Ecrit comme un journal de bord, nous vivons au rythme des rencontres (souvent récurrentes), au fil des paysages grandioses, des opportunités quotidiennes ou des choix de l’auteur. Voyage au cœur de l’humain, au cœur des images.

Le rythme de l’écriture se calque sur le rythme du voyage : parfois rapide, parfois plus posé, on s’attarde sur tel ou tel endroit, dans tel ou tel pays. Une plongée dans la vie besogneuse des uns, trépidante de certains, insouciante du voyageur curieux qu’on ne peut qu’envier.

Belles descriptions des êtres rencontrés, d’ethnies oubliées désormais effacées par la « civilisation », des militaires et autres personnages qui détiennent, à leur niveau, le pouvoir, de certains touristes au comportement ahurissant. Je me suis surprise à rire à certaines situations, à sourire à d’autres.

Ces quelques mots ne peuvent rendre compte pleinement de l’expérience que propose Lionel Cieciura, mais vous donneront, je l’espère, l’envie sinon d’aller là-bas, à défaut de vous plonger très vite dans ces 350 pages de pure évasion.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

30Mar/17

Nyepi fête des démons à Bali

Hier, c’était Nyepi à Bali, la fête des démons

Nyepi est la plus importante des fêtes Balinaises. On dit que ce jour-là, Yama, le maître de l’enfer ouvre ses portes et lâche tous ses démons sur l’île.

ogoh-ogoh, symbole de l'évènement

En vue de leur arrivée, au coucher du soleil, les Balinais placent des offrandes sur des nattes aux intersections des routes, les démons aiment ces endroits où ils peuvent facilement nuire aux Balinais en provoquant des accidents (le fait que les balinais conduisent n’importe comment, aide, bien quand même !). Au coucher du soleil donc, un prêtre dirige la cérémonie et, à son signal, tous se lèvent faisant le plus de bruit possible en frappant le sol avec des bambous, pour effrayer les démons. Des ogoh- ogoh(1) sont portés sur des podiums en bambou par une quinzaine de costauds. Lorsqu’ils en croisent un autre, les deux groupes vont mimer un combat féroce entre leurs monstres, toujours accompagnés de gongs, cymbales et tambours. Nyepi a son importance à BaliCela finit au bord de la mer ou d’une rivière.

Le bruit et les combats sont destinés à faire peur aux démons. Le lendemain, c’est jour de jeûne et de méditation silencieuse sans électricité. Face à ce silence et à ces rues désertes, les rares démons qui seraient restés penseront que les gens sont partis et feront de même. C’est toujours impressionnant de voir toute l’île comme ça.

On assiste aussi à quelques originalitésTout le monde sans exception respecte la règle : pas une voiture, pas un vélo, même l’aéroport est fermé.


(1) Immenses statues représentant des monstres colorés et effrayants

09Déc/16

Voici une invention que j’aurais adoré réaliser !

EAU POTABLE POUR TOUS !

Voici une petite histoire qui m’est arrivée lorsque j’avais 12 ans. Elle m’a tellement marqué qu’aujourd’hui, à 48 ans, en découvrant cette invention,  je veux vous la relater.

En 1980, beaucoup d’enfants africains sont adoptés par des familles occidentales pour les sauver de la famine qui sévit alors.
Notre instituteur nous fait un petit discours afin de bien accueillir notre nouveau copain qui sera sûrement déboussolé.
Nahom est accueilli à bras ouvert par tous les élèves.
Un jour la concierge entre dans la classe, vociférant que quelqu’un fait caca à côté des toilettes et que ça suffit, qu’elle n’est pas payée pour nettoyer nos saloperies et que ça a intérêt à s’arrêter de suite !

Cette grosse dame qui transpire toujours beaucoup, nous fait assez peur.
 L’instituteur calme le jeu et promet de régler cela et nous avons droit à une petite leçon de citoyenneté.

Trois jours plus tard, c’est une furie luisante, rouge d’une colère qui entre dans la classe, tenant victorieusement le petit Nahom par le bras, le secouant comme un prunier : « Comme ça n’a pas arrêté, je me suis cachée et j’ai attrapé celui-là qui faisait caca exprès à côté du pot » !

Notre instituteur se précipite, libère le gamin complètement paniqué, déclarant d’autorité que c’est maintenant de son ressort.

Il eut une explication avec lui et ce n’est que plus tard nous eûmes le fin mot.

Lorsqu’il lui demanda pourquoi il faisait cela, Nahom lui répondit « c’est pour pas salir la belle eau, monsieur »…

Comment imaginer que ce gamin qui arrivait d’Erythrée où l’eau est mille fois plus précieuse que l’or, puisse la polluer de cette façon ?

Voici une invention que j’aurais adoré réaliser !

 

 

08Déc/16

Les secrets de la construction du Marina Bay

Ca fait deux ans que je n’étais plus passé à Singapour ; depuis 25 ans que j’y viens, cette ville a toujours été en perpétuelle évolution : de nouveaux bâtiments toujours plus grands, toujours plus beaux voient régulièrement le jour. L’hôtel-casino Marina bay sands est une construction extraordinaire qui ressemble à un bateau posé sur trois gracieux piliers en X, hauts de 70 mètres ; au sommet, il y a entre autre la plus grande piscine suspendue à débordement au monde (150m)

Le soir, je retrouve Steven -un copain anglais expatrié- son bureau a travaillé sur le projet, ils se sont vu confier une mission pour le moins surprenante… Un vrai défi scientifique, en fait, car la proue du casino est une boite de nuit.

– Tu sais que des militaires traversant un pont rompent toujours le pas cadencé car si les vibrations entraient en contact avec la fréquence de résonance du pont, cela entraînerait un effondrement. C’est la même chose sur la piste : 100 personnes dansant au même rythme pourraient provoquer une catastrophe…

Il fallut des mois de calcul pour identifier les vibrations provoquées par les différents rythmes ; de la polka, au fox trot en passant par le charleston, le tango, les danses folkloriques, le rock, le reggae…

– Tu peux imaginer l’incroyable complexité des calculs… nos ordinateurs « moulinaient » toute la nuit afin de choisir les meilleures options de construction.

– C’est incroyable… mais comment savoir ce qui se dansera dans 10 ans ?

– Ce fut un des défis : qui, du temps de la valse aurait pu imaginer qu’on se trémousserait sur du rap ? Alors nous avons cherché à anticiper des rythmes grâce à des algorithmes que nous avons mis au point… ce fut passionnant !

 

02Déc/16

S’adapter

découverte d'une nouvelle cultureJ’accroche bien avec Leliana, l’amie d’Eyke, contrairement à beaucoup de filles d’ici, elle n’a pas envie de partir vivre en Europe, elle est heureuse en Indonésie ! Elle a plusieurs petits amis occidentaux ; toutefois, ayant encore du mal avec l’anglais écrit, elle me demande de corriger ses lettres. Elles racontent en substance toutes la même chose et commencent toutes par « my big big honey ». Elle a quatre petits amis, chacun d’eux est amoureux et ne doute pas une seconde de la réciprocité de ses sentiments ; elle me fait lire quelques lettres, certains ont la quarantaine passée et je n’en reviens pas de leur naïveté. Elle les mène par le bout du nez, demandant de l’argent pour suivre des études, pouvoir s’en sortir, soigner son petit frère, scolariser sa petite soeur… Elle rentre ainsi plus de mille cinq cent dollars par mois (une fortune ici) qui lui permet d’aider sa famille, de faire la fiesta avec ses amies et de trouver de nouveaux boyfriends en mal d’amour exotique.

Je loge toujours au même hôtel à Jakarta et je connais bien Budy, le patron. Je lui dis que je vais déménager, il est anxieux et s’en ouvre à moi.

– Je ne comprends pas, j’ai l’impression que tous les « Bule »(1)  fuient mon hôtel, il n’y plus que des Indonésiens, ça m’embête parcequ’ils ne mangent pas sur place et n’utilisent pas les services que je propose comme les tours organisés, la vente de tickets de bus, de trains ou d’avions… pourquoi partent-ils, tu penses qu’il y aurait du racisme là-dessous ?

– “Non, non, je pense que c’est plus un problème culturel, tes clients Indonésiens laissent marcher très fort leur télé jusqu’à pas d’heure, les gamins courent partout, ils ne ferment pas la porte des toilette et s’ils oublient de tirer la chasse ce n’est pas un problème, en plus ils sont réveillés à 4h du matin et la foire commence… c’est leur manière de faire !” Le bruit, la promiscuité font partie intégrante de la vie ici ; nous, on préfère le calme et l’intimité.

Les Occidentaux partent, les Indonésiens restent entres eux et tout le monde est content. Aucun doute d’ailleurs que certaines de nos attitudes les irritent au plus haut point ; je ne prône pas la ségrégation, je pense que c’est une somme de petits détails mesquins qui sont à l’origine d’attitudes racistes et il serait absurde d’élaborer des théories qui justifient ces attitudes !

Prétendre qu’il n’y a qu’une manière valable de vivre (la sienne en l’occurrence) est stupide, il faut être ouvert et savoir trouver des compromis ; étant chez eux, c’est à nous à nous adapter. Toutefois, si je ne veux pas mourir d’insomnie et accumuler de la rancœur contre les joyeux lurons nocturnes, je déménage moi aussi.

Le soir, sous la douche, alors que je savonne son magnifique corps caramel, Eyke me dit « je suis contente que tu sois là ; je ne sais pas quand tu reviendras alors crois-moi, tu n’oublieras pas cette nuit ! »

Magnifique !

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(1) Prononcé « boulé » , cela signifie : Occidental

02Déc/16

Extrait : des voyageurs aux fortunes diverses

Extrait : des voyageurs aux fortunes diverses

On parle de communauté expatriée. Je n’ai jamais aimé le communautarisme mais j’appartenais à cette communauté et cela me convenait. Après un certain temps passé à l’étranger, il est naturel de rechercher ses repères culturels. Au sein de cette communauté, on retrouve des sous-communautés : les Français, les Hollandais, les Belges, etc. Curieusement, ils se mélangent peu ; Sandrine et moi, à notre habitude avions des amis parmi toutes les nationalités.

L’autre côté, moins amusant et qui peut devenir pesant, c’est le manque d’activités culturelles : il n’y a pas grand chose à faire. Il y a des fêtes, on s’invite les uns les autres pour des repas entre amis ; on pouvait se retrouver jusqu’à 17 nationalités différentes ; chacun avait ses expériences souvent originales : un Français était chercheur de trésor, un Hollandais de 72 ans avait passé sa vie sur son bateau et continuait à naviguer autour du monde, son anticonformisme, son énergie et son humour éclipsaient son âge ; un Sud-Africain était soudeur sous marin sur des plateformes pétrolières, un Australien d’une trentaine d’années avait commencé comme chercheur d’or dans le Bush pour finalement faire fortune dans les spas : il en avait quatorze aux Maldives, un médecin hongrois travaillait dans des ONG à travers le monde… bref, pas le genre de soirées qu’on passe fréquemment en Europe.

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