07Juil/20
Cité Angkor

Angkor : Les cités des Nymphes célestes

Au Cambodge dans une petite ville du nom de Siem Reap se trouve les anciens vestiges d’une des capitales de l’Empire khmer : la cité d’”Angkor”. Un des paysages les plus extraordinaires et stupéfiants que j’ai eu l’occasion de voir.

Extrait du livre « Et si c’était mieux là-bas ? »

Vestiges cité Angkor« L’architecture est grandiose, la beauté des sculptures et des bas-reliefs rivalisent avec celles de nos plus belles cathédrales. Nous consacrons presque toute la journée à Angkor Vat, les bas-reliefs qui racontent guerres et conquêtes sont magnifiques ; les cours intérieures, l’escalade vertigineuse des marches abruptes et érodées des temples, les murs d’enceinte, tout est sculpté et raconte leur histoire.

Angkor Vat est construit suivant un plan rectangulaire d’à peu près un kilomètre et demi de côté ; Angkor Thom, qui l’entoure, est un carré deux fois plus grand. Le Bayon en est le centre exact avec ses seize tours carrées, chacune ornée de quatre visages de deux mètres de haut constitués de gros blocs de pierre. Les visages aux sourires énigmatiques fixent les quatre points cardinaux de leurs yeux d’aveugles. Certaines semblent sortir de la jungle, d’autres se détachent sur le ciel azur. Toutes ces tours dominent un labyrinthe de galeries obscures abritant des milliers de chauves-souris.

La moto permet de circuler facilement et rapidement entre les différents temples, le site s’étend sur plus de deux cents kilomètres carrés. Le lendemain matin, nous retournons au Bayon ; la lumière matinale fait ressortir les sculptures, le soleil levant anime les bas-reliefs.

Durant les deux années où je vivrai au Cambodge, j’y reviendrai plus d’une quinzaine de fois et le parcourrai du Nord au Sud et d’Est en Ouest. A chacun de mes passages l’émotion reste intacte ; je découvrirai sans cesse de nouveaux détails, de nouvelles beautés ; au gré de la lumière les bas-reliefs apparaissent sous un jour nouveau.

Les Apsara, ces danseuses célestes, taillées dans la pierre semblent charnelles Moine cité Angkoravec leurs hanches pleines, leurs lèvres pulpeuses et leurs seins si ronds qu’ils appellent aux caresses. Une chose me surprenait : pourquoi ce peuple, si souriant avait sculpté ces magnifiques déesses avec un visage si grave ? Sur les deux mille cinq cents Apsaras recensées à Angkor, aucune ne sourit. Aucune sauf une, et je me souviens de mon émerveillement lorsque je l’ai découverte sous une pluie de mousson entouré de cette odeur puissante de terre et de végétation. L’eau l’avait rendue noire et luisante. Splendide.

Mais de tous les temples, c’est le Ta Phrom qui garde ma préférence ; englouti sous la jungle, des lianes sinueuses lèchent les murs, se coulent dans les fresques. Les immenses racines des fromagers à l’écorce argentée, ont déchaussé les blocs de pierre, faisant s’écrouler des murs. Partout, une végétation luxuriante étend ses bras, détruisant petit à petit ce qu’il a fallu des siècles pour construire. Dans ce temple où le silence n’est troublé que par le chant de quelques oiseaux tropicaux, j’aurai chaque fois le sentiment d’être un explorateur du début du siècle.

J’apprendrai que les archéologues de l’école française d’Extrême Orient n’ont jamais cherché à le restaurer : d’une part, la tâche aurait été titanesque car les racines des arbres pénètrent tout sur des centaines de mètres, étouffent les pierres sous leurs tentacules ; d’autre part ils ont voulu le garder comme un exemple de la domination de la jungle sur le temple : si on n’y prend garde, en moins de dix ans, la jungle engloutirait le site. »

Comme dans chaque temple, une nuée de gamins en guenilles courent à notre rencontre en riant pour nous vendre des boissons et des souvenirs. Ils sont beaux les enfants khmers.

Le Phrea Khan est un autre très beau temple, il baigne dans une étrange lumière glauque, presque irréelle, une lumière d’aquarium ; le silence de la forêt accentue encore cette impression étrange.

Nous voulons voir le Bantey Srei -l’un de plus beaux paraît-il. Le problème est qu’il se trouve à plus de dix-huit kilomètres et les pistes de sable qui y mènent sont peu sûres. Nous y allons le lendemain. 

[…]

statue cité AngkorSe trouver enfin devant ce site extraordinaire et si difficile d’accès me donne le sentiment d’être privilégié. En khmer, Bantey Srei signifie « la citadelle des femmes » il s’agit de trois sanctuaires magnifiquement sculptés. Ici, il faut payer une « taxe » d’entrée ; je présente la lettre et nos cartes aux militaires dépenaillés qui jouent aux dominos à l’entrée. Ils la regardent de longues minutes à l’envers, faisant semblant de lire avec attention, puis nous laissent entrer. Le chef vient me trouver peu après pour une nouvelle tentative, il me demande d’abord des cigarettes, comme je n’en ai pas, il veut des dollars me dit qu’il est garant de ma sécurité et bla bla bla. Il conclut par un « donne-moi 20 $ » « écoute, si tu veux de l’argent tu en demandes au check point ». J’ai été ferme. Il y a quelques personnes mais ils sont plutôt à l’écart, Sandrine est près de la porte d’entrée à une vingtaine de mètres. Il regarde la crosse de son pistolet qui dépasse de son pantalon, puis me regarde, menaçant. « I don’t pay » dis-je décidé, j’avance et l’écarte de mon chemin. Il m’énerve ce con, qu’est-ce qu’il va faire ? Me tuer ?

Ce temple en grès rose est une merveille et superbement conservé. D’innombrables niches abritent des statues d’une extraordinaire finesse, je n’avais encore jamais vu un tel souci du détail, c’est de la dentelle. Bantey Srei n’est pas aussi grand que les autres mais il est l’un des plus beaux. C’est ici que Malraux était venu faire ses « emplettes » à coup de burin.

Pendant les années qui suivirent, l’accès à ce temple fut de nombreuses fois fermé statue cité Angkorpuis rouvert. Cinq mois après notre passage il y eut de gros problèmes : les policiers de Siem Reap autorisaient les touristes à se rendre à Bantey Srei contre trente dollars par personne pour leur « protection », ils gagnaient ainsi pas mal d’argent.

Mais un jour, un minibus de touristes fut attaqué au lance-rocket, une Américaine perdu la vie, les autres furent gravement blessés. Il y eut de nombreux commentaires dans la presse : Sihanouk avait déclaré la route officiellement ouverte et ses opposants, pour le gêner, auraient fait sauter le minibus. On émit aussi l’idée que l’Américaine décédée était une experte en stratégie militaire en mission au Cambodge. On apprit le fin mot de l’affaire plus tard : il s’agissait juste d’une guerre entre policiers. Un policier gagne une vingtaine de dollars par mois, il est obligé de trouver des « trucs » comme la corruption, le vol ou le racket pour pouvoir vivre. Comme ceux de Bantey Srei ne gagnaient rien, ils firent sauter le minibus. Depuis, les flics de Siam Reap partagent et tout va bien, ils sont copains.

Le vol de statues et de bas-reliefs est rapidement devenu à la mode ; voler une pièce est grave mais pire encore est de casser ou scier des morceaux car c’est alors irrémédiablement perdu.

Quand Malraux vint dérober des bas-reliefs, les temples étaient encore enfouis sous une jungle inextricable. Je ne lui cherche pas d’excuses, je replace les choses dans leur contexte. Il faut imaginer un temple dont on ne connaît même plus l’existence, perdu au milieu de centaines de kilomètres de jungle impénétrable ; cela paraît moins dramatique. Ce n’est plus pareil aujourd’hui. Les plus graves dommages sont causés par les paysans des environs qui pour le compte d’hommes d’affaires de Phnom Penh ou de Bangkok, cassent les bustes au burin, scient les têtes, pillent les temples pour quelques dollars. Cela ne peut se faire sans la complicité des gardes, des policiers et des douaniers.

Tout s’achète ici. C’est inacceptable mais l’hypocrisie du gouvernement me semble pire encore quand ils condamnent -à grand renfort de publicité- un paysan misérable qui cherche juste à survivre. Allez parler de conservation du patrimoine à quelqu’un dont la famille a à peine de quoi manger. Combien de fois ai-je vu des bas-reliefs, des têtes et bustes provenant d’Angkor, d’Inde, ou d’Indonésie chez des antiquaires en Europe ou aux Etats Unis ; et combien de fois me suis-je entendu dire « si ce n’est pas moi qui les vend, ce sera un autre ».

Nous finissons toujours la journée au sommet de la petite colline face au temple d’Angkor pour voir le soleil se coucher sur ses tours.

Nous irons aussi nous balader en pirogue sur le lac Tonle sap, au milieu des villages flottants de pêcheurs, des éleveurs de serpents et de crocodiles. Un soir où nous buvions un thé dans une de ces cabanes sur pilotis nous eûmes la chance d’assister à l’un des plus beaux spectacles dont la nature a le secret ; lorsque le soleil en se couchant, passe sous la barre de nuages, nous assistons -c’est très rare- à un « soir doré », c’est un phénomène qui n’existe que dans les régions de mousson, les couleurs deviennent rouges, violettes, jaunes, oranges ; l’air chargé de millions de gouttelettes se met à briller de l’intérieur, on se croirait dans un film féérique ; tous les Khmers sortent sur leur ponton pour assister au spectacle. »

Retrouvez tous mes voyages dans mon livre « Et si c’était mieux là-bas ? ».

La totalité des ventes du livre est reversé à un projet humanitaire mon association Kayumanis.

30Juin/20
Cyclopousse Vietnam

Les camps de rééducation : Hanoï, Vietnam

1992, direction la grande ville du Nord : Hanoï. C’est dans cette ville que j’ai rencontré Van Loo, un professeur de français autrefois incarcéré dans un camps de rééducation pendant 10 ans. Il me raconte la vie carcérale…

Extrait du livre « Et si c’était mieux là-bas ? »

Vietnam Hanoï

« J’ai toujours aimé me balader en cyclopousse ; sa lenteur et le fait de ne pas être enfermé comme dans une voiture permet de prendre le temps de s’imprégner d’une ville. Mon guide a une barbichette à la Ho Chi Minh sous son chapeau Viêt-Cong. Comme d’habitude, il entame la conversation mais ce n’est pas pour se plaindre, comme souvent ; ses questions sont courtoises et posées dans un français parfait. Je lui demande où il a appris à si bien le parler. Il me dit être professeur à l’université de Hanoï mais comme son salaire ne lui permet pas de nourrir sa famille, il pédale l’après-midi. Je voudrais en savoir plus sur lui « vous savez, en France, lorsqu’on souhaite sympathiser avec quelqu’un, on l’invite au restaurant… je serais heureux de vous inviter ».

Il m’amène dans un petit restau au coin d’une rue. Nous discutons autour de brochettes de porc caramélisées et de rouleaux de printemps à tomber raide de bonheur. Ses traits sont réguliers mais son visage est marqué. Ses yeux surtout retiennent mon attention : doux et tristes mais empreints d’une dureté qui contraste bizarrement avec le personnage. Il est heureux de parler, monsieur Van Loo. Il a passé plus de dix ans dans un camp de rééducation, il me raconte l’horreur de la vie carcérale, du travail si dur que vous ne pouvez plus penser, des rations alimentaires qui vous maintiennent juste en vie, du sommeil insuffisant, de la peur constante, des mauvais traitements et des exécutions sommaires. Tout cela dans le but de vous conditionner.

– La rééducation n’avait pas de durée définie, impossible de savoir -comme le dernier des criminels- quand on pourrait sortir. Quand je suis arrivé, reprend-t-il, il y avait aussi quelques prisonniers américains. Le camp était perdu quelque part dans la jungle ; impossible de savoir où ; j’y suis arrivé comme j’en suis parti : les yeux bandés.

Il répond de bonne grâce à mes questions ; oui, il y a encore des camps de rééducation.

– Y a-t-il encore des Américains dedans ? 

– On ne peut pas savoir ; il faudrait qu’ils aient survécu à toutes ces années, ça me paraît difficile mais pas impossible. Le pays semble se rouvrir, on parle même de reprise du dialogue américano-vietnamien ; cela veut dire que s’il y a des survivants, ils n’en ont plus pour longtemps. Jamais le gouvernement ne les laisserait raconter.

Il enroule un nem dans une feuille de salade et quelques feuilles de menthe avant de le tremper dans la sauce.

Vietnam camps rééducation– Le communisme est le pire des régimes, reprend-il en secouant la tête ; l’idéologie n’est pas mauvaise à la base : elle veut l’égalité et le bien de tous. J’y ai cru moi aussi, je voulais que mon pays soit libéré des Français. Mais je me suis vite rendu compte que vivre sous les communistes était pire. Je reconnais aujourd’hui que les Français nous ont aussi apporté de bonnes choses ; mais que nous ont apporté les communistes à part du malheur ? Dans notre camp, il nous fallait écrire notre autobiographie, des dizaines de fois, le moindre changement, l’oubli du nom d’un membre de la famille ou une faute d’orthographe dans son nom était suspect et pouvait entraîner des punitions graves. J’ai eu la chance d’avoir reçu une bonne éducation. J’aurais pu mettre mon savoir au service de mon pays qui en avait besoin après la guerre, au lieu de cela, j’ai ânonné des stupidités dans un camp sordide. Les séances d’autocritique étaient quotidiennes, nous devions dénoncer nos fautes et, pire, celles de nos codétenus. Imaginez le climat détestable entre nous ; n’importe qui pouvait vous dénoncer pour quelques grains de riz en plus. Je n’ai jamais su pourquoi j’avais été interné, j’ai été dénoncé mais par qui et pour quelle raison, je ne le saurai jamais. Connaissez-vous cette chanson de Michel Sardou qui parle de la Russie et qui dit « le temps s’est écoulé, il a passé pour rien » c’est exactement ce que je ressens, ils ont gâché ma vie, ils me l’ont volée ». 

Il sait que les jours de ce régime sont comptés ; ses enfants qu’il n’a pas vu grandir connaîtront un meilleur sort. Quand il me raccompagne à l’hôtel, j’ai besoin de boire un coup avec mes copains, de parler de choses futiles.

Aujourd’hui c’est la fête du Têt : le nouvel an chinois. Le soir, tout le monde se retrouve autour du lac, il y a une île sur laquelle est construite une petite pagode où il est écrit en lettres lumineuses « Chuc Mung Nam Noï (heureuse année) ». Derrière cette enseigne, des canons tirent des feux d’artifices. Il y a des milliers de personnes et chacun a des pétards. Bientôt, des centaines de couleurs explosent au-dessus du lac. Le bruit s’intensifie jusqu’à devenir assourdissant. Il semble venir par vagues de l’autre côté du lac. A minuit, c’est la folie. La fumée âcre forme un brouillard qui vous brûle la gorge, le bruit est insupportable. C’est le moment de rentrer. C’est une jolie fête, tout le monde est content, les enfants courent partout, chacun a revêtu ses plus beaux habits. 

[…]

Maison centrale Vietnam : camps de rééducationNous passons la journée à vélo dans la ville ; en passant devant la prison, je réprime un frisson ; son austérité a quelque chose d’effrayant. On ose à peine imaginer l’intérieur ; c’est dans cet établissement de sinistre mémoire –appelé d’abord « maison centrale » par les Français, puis Hanoï Hilton, que les prisonniers américains durent déclarer devant des caméras que leur pays était dans l’erreur, que le communisme était la seule solution et affirmer qu’ils étaient bien traités. Un des prisonniers, par clignement des paupières parvint à envoyer un message en morse. Les Américains purent déchiffrer « torture ». Une vingtaine d’années plus tard, cette prison deviendra un musée ; une guillotine restera comme symbole des crimes commis par les Français sous la colonisation, mais bien sûr rien n’attestera ceux commis par les communistes. 

[…]

Le lendemain, c’est le départ. Sur le tarmac de l’aéroport de Hanoï, entre les vieuxTupolev de la Vietnam Airlines, deux GI’s décontractés, mâchent du chewing gum face à une vingtaine de boîtes métalliques. Ma première réaction est de chercher les caméras mais il s’agit de vrais soldats. J’apprends qu’ils sont venus chercher les corps des leurs, tombés il y a vingt ans. Le visage et la voix de Monsieur Van Loo me reviennent en mémoire « …on parle même de reprise du dialogue américano-vietnamien ; s’il reste des survivants, ils n’en ont plus pour enfant Vietnamlongtemps, jamais ils ne leur laisseront raconter ce qu’ils ont vécu. Le Vietnam est un beau pays, les gens sont gentils, préservés du tourisme de masse ; ce fut un voyage fort, j’ai rencontré des gens remarquables qui m’ont raconté leur histoire, m’ont ému et fait réfléchir. Toutefois, je n’ai pas eu ce sentiment de liberté dont j’ai l’habitude en voyage, le régime est encore trop oppressant.

Nous arrivons à Bangkok, il y a plein de touristes en cette saison. Je retrouve Yoram, Deepak et Braham, dans un restau pour un dernier repas ensemble. Yoram aurait voulu aller en Indonésie mais en tant qu’Israélien, il s’est vu refuser le visa. Deepak et Braham rentrent en Australie. Moi, je ne sais pas encore : je ne connais pas la Malaisie, le Laos me plairait, mais le visa n’est valable qu’une semaine ce qui ne présente aucun intérêt pour moi. Je pense au Népal, c’est la bonne saison maintenant. Je vais aller marché un peu dans l’Himalaya !

On trinque une dernière fois « à l’amitié, l’amour, la joie ».

 

Retrouvez tous mes voyages dans mon livre « Et si c’était mieux là-bas ? ».

La totalité des ventes du livre est reversé à un projet humanitaire mon association Kayumanis.

26Juin/20

Mes premiers pas sur le sol du Vietnam : ACTION !

Saïgon se trouve Sud du Vietnam. C’est dans cette ville que je vais vivre une expérience unique et marquante. Celle d’être acteur dans un film sur la guerre du Vietnam. Nous sommes en 1992, c’est la première fois que je me pose dans un pays anciennement colonisé par la France ; comment les gens réagiront ils ? La question est légitime. Et lorsqu’on me propose de jouer le GI, je trouve que je cumule un peu 😉

Voici un extrait de mon livre « Et si c’était mieux là-bas » dans lequel je vous compte mon histoire.Vietnam paysage

« C’est la première fois que je voyage dans un pays anciennement colonisé par les Français… Comment les gens vont-ils réagir à mon égard ? Froideur, hostilité ? C’est tout le contraire, beaucoup parlent français et sont heureux de discuter avec moi. Ils sont souriants et communicatifs. Les femmes sont charmantes avec leur Ao dai, cette longue tunique bleue fendue sur les côtés et portée sur un large pantalon blanc. Par coquetterie ou souci de garder leur teint laiteux, elles portent des gants montant jusqu’au coude. Un chapeau conique maintenu à l’aide d’un petit ruban achève ce qui ressemble presque à un uniforme tant il est courant. Il n’y a pour ainsi dire pas de touristes, juste quelques routards ici et là.

Tous se retrouvent aux mêmes endroits ; c’est comme ça que j’atterris au Kim café. Kim est une jeune Vietnamienne parlant bien le français. Elle m’explique tout ce que je dois savoir concernant les différents permis pour voyager dans le pays. Le Vietnam vient d’ouvrir ses portes au tourisme et il faut un permis pour chaque région traversée ; pas question de faire un pas de côté. Elle ajoute qu’un film se tourne en ce moment à l’ex-ambassade américaine. Elle s’occupe du recrutement des figurants et si ça m’intéresse je peux venir avec elle. Nous y allons à moto. En chemin, je suis surpris de voir une centaine de prostituées qui me font toutes de grands signes joyeux -que je leur retourne amicalement, en jeune homme bien élevé- on m’avait dit qu’elles avaient toutes été internées en camps de rééducation ou qu’elles avaient fui à Phnom Penh.

Je découvre cette fameuse ambassade, théâtre de tant de tragédies, de souffrances et de désespoir. C’est un énorme cube ; on dirait qu’une gangue de béton, percée de petites fenêtres, recouvre le bâtiment initial. Je m’inscris pour le lendemain ; mon cachet n’est pas celui de Stallone mais je suis curieux d’assister à un tournage. Le soir, au Kim café, je déguste avec plaisir une délicieuse baguette croustillante à la vache qui rit et crudités. L’héritage colonial a du bon !

[…]

Les deux premiers étages de l’ex-ambassade américaine sont occupés par une compagnie pétrolière. C’est la première fois depuis 1975 que des étrangers y pénètrent. J’ai le choix entre jouer le civil ou le G.I. Je n’hésite pas une seconde : je vais jouer à la guerre. Le coiffeur du tournage rase mes longues boucles. On me donne un treillis, un gilet pare-balles, un poignard, une gourde et je signe un papier contre un M16 qu’on libère de ses chaînes dans un camion spécial, me voilà soldat. Il y a parmi les figurants un ancien G.I. à la retraite (il a une tête et un accent incroyable, une vraie caricature), il fut envoyé ici à 17 ans, après une semaine de formation militaire. Il y a aussi une dizaine de métis viet-afro-américains qui vont jouer les GI’s noirs. Ils restent ensemble, leur vie ne doit pas être facile car les Vietnamiens sont très racistes envers les métis et ceux-ci sont bien typés. De plus, leur mère était certainement prostituée ; ça fait beaucoup à porter. 

On tourne la première scène : des Vietnamiens tentent de rentrer dans l’ambassade. Certains d’entres nous sont postés derrière des sacs de sable, d’autres leur crient de ne pas s’approcher donnant des coups de crosse sur la grille et filtrent les Américains et leurs femmes vietnamiennes. Moi, je me tiens virilement debout dans une jeep, derrière une mitrailleuse fixée sur un pied.Vietnam acteur

Le soir, cela devient plus amusant, c’est l’offensive du Têt. Je suis dans l’ambassade avec Don (l’ex-GI). Deux M.P. sont à l’extérieur et tirent sur les Viêt-Congs mais devant le nombre, ils se replient à l’intérieur. A ce moment Don et moi nous ruons dehors et tirons des rafales de balles à blanc. Nous nous faisons tuer presque instantanément, c’est impressionnant de les voir escalader le mur d’enceinte, hurlant comme des furieux en nous tirant dessus. Les pétards qui explosent autour de nous sont impressionnant de réalité, Don se prend au jeu, il vit le truc pour de bon.

On a eu l’occasion de discuter, c’est un gars simple mais sympa. Il vit de sa retraite de soldat aux Philippines. Je lui demande conseil de temps en temps sur les positions de combat à adopter, ça lui fait plaisir. Il nous montre ses blessures de guerre, nettoie son M60 (une mitrailleuse) avec sa brosse à dents et nous explique d’un air détaché la puissance ou le fonctionnement de telle ou telle arme… On ne comprend rien mais on fait semblant.

David, le réalisateur, est un Vietnamien émigré en Australie ; il vient me voir avec sa femme et me demande de revenir demain car ils trouvent que je suis « bien mort ». Le film est une série fleuve de vingt-quatre épisodes. Il paraît que c’est une histoire d’amour à l’eau de rose mais c’est pour la Corée, ça plaira là-bas. On finit en fin d’après-midi et nous allons tous chez Kim car Don est « fucking thirsty and fucking hungry, man »

Le lendemain, je joue une scène à l’intérieur de l’ambassade : huit Viêt-Congs ont investi un bureau. Avant de filmer, je répète deux fois la scène. « Action ». J’enfonce la porte d’un coup de pied et je les tue tous avec mon M60. Mon visage ne doit exprimer que la dureté. C’est difficile de porter cette lourde mitrailleuse d’une main -l’autre fait courir les cartouches. Mon cœur battait un peu avant la scène mais pendant c’est pire : le bruit assourdissant des coups de feu, les cris, les gars qui tombent, ensanglantés, la machine à écrire et les papiers qui volent en l’air… Ça faisait très réel. Et s’ils s’étaient trompés et avaient mis de vraies balles ? Dès qu’on entend le fameux « cut (4) » ils se relèvent en souriant et tout le monde applaudit tout le monde. Je suis presque soulagé de les voir se relever.

Vietnam film

Avant d’aller chercher notre cachet, nous rendons les armes, scrupuleusement inventoriées et rangées dans le camion. Il y a beaucoup de monde autour du trésorier. Yoram et mes autres copains israéliens sont encore occupés à enlever leurs jeans patte d’ef. et leurs chemises au col pelle à tarte de civils. Pour rire, je m’approche d’eux l’air contrarié.

– What happens, friend ? demande Yoram

– He’s a bastard, you know, he said he doesn’t want to pay the Jews (5)

La tête de Yoram ! Ce géant de deux mètres et de cent kilos de muscles qui fait partie des commandos israéliens se tourne lentement vers les autres et leur dit calmement quelque chose en hébreu. Lorsque je vois leurs têtes se transformer, j’arrête la plaisanterie. J’éclate de rire « non, non les gars, calmez-vous, je déconne, ce soir c’est la fête ! » dis-je en brandissant le paquet de dollars reçus pour tout le monde. Et c’est ce que nous nous appliquâmes à faire une bonne partie de la nuit.

Le lendemain, je laisse mon uniforme de GI pour celui d’un MP. Je marche dans les couloirs déserts de l’ambassade. Survient un Viêt-Cong ; je dégaine « hands up (6)» ! L’autre ne bouge pas, il a un rictus perfide, je répète : « hands up, shit face ». Il tente de dégainer et je tire. Il s’attendait sans doute à un coup de feu mais moi -élevé avec l’Arme Fatale- je tire, tel Mel Gibson, cinq balles en continuant d’avancer, ce qui l’oblige à mimer cinq fois le fait d’encaisser une balle.

Le dernier jour, David demande qui sait descendre en rappel, je lève la main ; je suis le seul.

– Tu te sens capable de descendre du toit de l’ambassade ? (elle fait une dizaine d’étages)

– Oui, pas de problème.

Je me retrouve là haut avec dix commandos coréens (des vrais), des cordes, baudriers et autres mousquetons… Ils ont des têtes toute rondes perpétuellement fendues d’un sourire mais je ne pense pas que ce soit des rigolos. Pendant qu’ils mettent en place leur matériel, je me promène entre les cheminées… je trouve une balle encore fichée dans l’une d’elles ; je la dégage avec mon poignard.

Une image me revient à l’esprit et avec elle ma gorge se serre. C’est, pour moi, l’une des photos les plus fortes réalisées à l’époque : un hélicoptère militaire débordant de gens est en vol stationnaire au-dessus du toit ; des bras tendus en sortent. Une femme, n’ayant pu embarquer lance son bébé pour que quelqu’un l’attrape. Que lui au moins échappe au malheur.

Vietnam équipe

Quand je vois les commandos se préparer, j’ai un doute « dites, les copains, comment vous descendez ? » Ils me montrent en riant ; ils ont compris que je comptais descendre comme en montagne : face à la paroi. Eux se mettent face au sol et courent sur le mur comme s’il s’agissait d’une route, la corde filant derrière eux. C’est effectivement plus efficace pour un soldat qui peut ainsi voir l’ennemi et utiliser son arme… c’est par contre beaucoup plus impressionnant ! Mais pas question de me dégonfler, je leur demande de me montrer comment ils tiennent la corde (contrairement à eux, j’ajoute une cordelette avec un nœud de sécurité) « Oh Plusik, vely gousss, Plusik » (prononciation mise à part, je suis surpris qu’ils connaissent la dénomination de ce nœud). C’est pas mal de descendre comme ça mais je me suis fait peur. 

Un an plus tard, attablé à une terrasse parisienne, je discute avec des amis quand un couple d’Asiatiques s’assoit à la table à côté. Ils ne comprennent pas la carte et le garçon -avec cette amabilité propre aux serveurs parisiens- les envoie plus ou moins se faire voir. Presque gêné, je leur traduis et leur suggère quelques plats. Nous sympathisons ; ils pensent m’avoir déjà vu… Je leur dis que je passe beaucoup de temps en Asie, mais je ne suis jamais allé en Corée. Puis je repense au film. “Farewell to Sang ba” me disent-ils en chœur en tapant dans leurs mains.

Photos, autographes.

Génial, je suis un people ! »

Retrouvez tous mes voyages dans mon livre « Et si c’était mieux là-bas ? ».

La totalité des ventes du livre est reversé à un projet humanitaire mon association Kayumanis.

26Juin/20

La mode de la « Bonne action – belle image »

Il y a une mode terriblement énervante : on se film en faisant une « bonne action » puis on la poste sur les réseaux pour montrer comme on est formidable ! Bon l’idée ne date pas d’hier, voici une petite aventure qui m’est arrivée dans la jungle thaïlandaise au début de mes voyages (la fin est assez amusante… elles devraient toujours finir comme ça !)

Nord de la Thaïlande 1989, extrait du livre « Et si c’était mieux là-bas ? »

« Après quelques heures de bus nous arrivons à Paï, une petite ville encaissée dans une jolie vallée. Le soir, Didier me présente Pot et Mong, les guides avec qui nous partons le lendemain. Yves et Josiane, un couple de Français, s’est inscrit entretemps. Elle est esthéticienne, lui employé.

            Après trois heures de marche nous nous arrêtons pour manger quelques bananes près d’une rivière, puis repartons pour encore trois heures fatigantes sous un soleil à peine tamisé par le feuillage des arbres. Accompagné des ronchonnements de Josiane qui peine. Nous arrivons enfin dans un village akhas. On est vraiment loin de tout. La coiffure des femmes est l’élément le plus impressionnant de leur magnifique costume, une sorte de casque orné de cercles d’argent, de pièces de monnaies de l’époque coloniale, de perles, de petits miroirs et de pompons colorés. Leurs robes noires courtes aux bords rouge et ambre sont assorties à leurs petits gilets.

Les maisons sont construites sur le même modèle : pilotis, murs de bambous tissés et toits en feuilles tressées. Elles sont propres, les déchets des repas tombent directement par les ajoures du plancher où poulets et cochons au ventre traînant par terre les font disparaître. C’est un beau village entouré de montagnes couvertes d’une jungle dense. Au cours de mon précédent trek, on trouvait partout des pancartes contre la déforestation, tant les arbres étaient clairsemés. C’était mon premier vrai contact avec la jungle et j’avais été impressionné mais là, je découvre autre chose : la jungle comme je l’imaginais, pleine de lianes et d’arbres géants, de bestioles et d’humidité, baignant dans une lumière tamisée.

Didier et moi jouons avec les enfants avant d’aller nous laver à la rivière. Dans la jungle, les toilettes sont rudimentaires mais bien organisées : on se met à l’abri d’un buisson avec une provision de cailloux et un bâton ; les cailloux pour éloigner les cochons qui veulent se précipiter sur leur pitance, le bâton, si on les a ratés.

            Après sa toilette, Josiane se remaquille, les femmes et les petites filles du village se rassemblent autour d’elle, émerveillées par ses produits. Une petite fille avance une main timide vers son mascara. « Ah non, je ne peux pas lui donner ça, c’est beaucoup trop cher ! » Toutes la regardent fascinées. Une jeune fille lui demande par gestes son bâton de rouge à lèvres, « enfin, Yves, dis-leur, quoi ! Un rouge à lèvres, c’est comme une culotte, ça ne se prête pas ! » Yves est le type même du mari soumis. Gêné, il se dandine, trouvant un intérêt subit à sa montre.

    Pot nous prépare un repas de roi avec du riz brun, du poulet, des légumes et des ananas. Le repas fini, nous discutons autour de l’âtre situé au centre de la pièce, quand un vieil homme au visage buriné dont l’unique chicot luit à la lumière des braises, nous amène une petite fille qui a une infection à la fesse. Je sors ma trousse mais alors que le vieux s’adresse à moi, Josiane déclare en farfouillant frénétiquement dans son sac qu’elle va s’en occuper. Madame joue donc à Médecin sans frontières en désinfectant la petite « mais enfin Yves, qu’est-ce que tu fabriques, prends des photos, quoi ! » « Mais non, pas comme ça, enfin ! » – elle abandonne la fillette pour régler le flash « voilà, tu me prends hein, minou ? » « Non, pas si près, recule… ».

Plus tard dans la soirée, une dame que j’avais aidée à piler du riz -avec maladresse mais bonne volonté– me montre ses plants de pavots. Les fleurs ont perdu leurs pétales, il ne reste qu’une boule verte au sommet de la tige. A l’aide d’une petite griffe à trois lames elle incise plusieurs fois la capsule de haut en bas faisant perler un liquide blanc. Elle récoltera le lendemain cette sève devenue noire au contact de l’air. L’opium sera alors propre à la consommation.

Elle sort un morceau d’opium de sa poche, je découvre une pâte noire et compacte dont elle arrache un petit morceau. Il se détache comme un vieux chewing gum : élastique mais cassant net. L’odeur est végétale, le goût amer. Elle m’invite à en fumer ; je me couche en chien de fusil, la tête sur un coussin. Le goût est sucré, légèrement acidulé. Je prends trois pipes, je ne connais pas et préfère y aller doucement. Je n’ai pas senti grand-chose, une certaine décontraction peut-être.

            Le lendemain, Didier et moi nous amusons avec le petit singe apprivoisé de nos hôtes, Josiane nous le prend d’autorité et le met sur son épaule, le temps que Minou fasse une photo. Nous sommes face à la rivière à fumer un joint (bien qu’elle nous ait dit que c’était mauvais pour la santé).

– Regarde Didier, le singe lui pisse dans le dos. Je me retiens de rire. « Mais qu’est-ce qu’il fait le Doudou, ça me colle tout partout dans le dos » ; le singe monte sur sa tête et finit de se soulager dans ses cheveux crêpés, l’urine lui dégouline sur le visage. On éclate de rire. Les enfants et les adultes se joignent à nous et l’hilarité est générale. Madame n’a pas aimé, elle nous traite de petits cons. Elle ne nous parlera plus pendant les trois derniers jours. »

 

Ça vous a plus ? Voulez-vous en savoir plus ? Retrouvez mon livre « Et si c’était mieux là-bas ? ».

La totalité des ventes du livre est reversé à mon association Kayumanis, œuvrant pour développer le travail en Indonésie

08Juin/20

La cuisine du Sri Lanka à ne pas manquer

La cuisine du Sri Lanka à ne pas manquer

Un des aspects du Sri Lanka à découvrir est sa cuisine. On y découvre une variation de goûts et de texture étonnante et appétissante. Découvrons ensemble les plats incontournables.

Le traditionnel Rice & Curry :

Cuisine Sri Lanka Rice & curry

Un peu plus épicé que celui qu’on a l’habitude de réaliser dans les pays européens. Langue sensible s’abstenir. Il s’agit du plat national du pays. Composé d’une base de riz, le rice & curry est accompagné de dholl (sorte de crêpe salée garnie), de plusieurs currys à base de légumes, de poulet ou encore de poisson cuit dans le lait de coco et un mélange d’épice.

Le Hopper ou Appam

Préparé généralement pour le petit déjeuner, le hopper est une crêpe de farine de riz à base de lait de coco. Dans laquelle, ensuite, on y ajoute un œuf et quelques épices.

Le Kottu roti

Cuisine Sri Lanka Kottu roti

D’origine tamoul, le kottu roti est un mélange de fines crêpes de blés coupés en lamelles avec des légumes et des œufs brouillés. Esthétiquement douteux, ce plat vous convaincra de la véracité de la phrase « ne pas se fier au physique ». Goûteux et gourmand, il séduira vos papilles.

Cuisine Sri Lanka WattalapamLe Wattalapam

Au Sri Lanka, on penche plus pour le salé que le sucrée. Originaire de la Malaisie, le wattalapam est un dessert riche avec du lait de coco, des œufs et des épices comme la cannelle, de la cardamone et de la muscade. Il se rapproche beaucoup du flan.

Cuisine Sri Lanka Pol SambolaLe Pol Sambola

Au Sri Lanka, la noix de coco a une place importante dans la cuisine. En effet, c’est pourquoi beaucoup de plat contienne ce fruit : comme le Pol Sambola. Préparé à base de noix de coco fraîche râpée avec du piment et des oignons. Il peut accompagner tous types de plats.

Cuisine Sri Lanka PuttuLe puttu

Servi sucré ou salé, le puttu est un rouleau réalisé à base de farine de riz et de coco râpé. Il est ensuite cuit à la vapeur dans du bambou selon la méthode traditionnelle. Le puttu peut être accompagné avec du sucre de palme, des pois chiches au curry ou encore de la banane.

Cuisine Sri Lanka PattiesLe patties

Les patties sont des beignets farcis à base de lentilles épicées. Ils sont cuisinés de différents manières selon les goûts : avec de la viande, du poisson, des légumes… Pour apprécier toute leur saveur, ils doivent être dégustés avec des sauces plutôt relevées ou épicées.

Cuisine Sri Lanka DahlLe Dahl

Un incontournable : le dahl. Un plat très simple et gourmand à base de purée de lentilles plus ou moins épicées. Il peut s’accompagné de légumes frais ou de fruit.

 

Un article de cuisine qui donne l’eau à la bouche ! Pour plus de saveurs, découvrez les 10 plats typiques et traditionnels de la Grèce.

Retrouvez tous mes voyages dans mon livre « Et si c’était mieux là-bas ».

La totalité des ventes du livre est reversé à mon association Kayumanis, œuvrant pour développer le travail en Indonésie

03Juin/20

À la rencontre des femmes girafes en Birmanie

“Nous voulons finir le voyage dans l’Ėtat Kayah, au sud du pays, ouvert seulement depuis un mois. Il est encore difficile d’accès, c’est làque vit l’ethnie des Padaung : les femmes girafes, je voulais en rencontrer depuis des années. Il y en a en Thaïlande mais elles ont été « importées » et sont tenues quasi-prisonnières et exposées comme des monstres de foire à la curiosité des touristes ; un juteux business organisé par l’armée et les flics locaux. Naturellement, je me suis toujours refusé à y aller.

Ce qu’ils appellent des bus ici, ce sont des pick-up bâchés : deux bancs de bois placés de part et d’autre des roues entre lesquels est entassé un fatras de valises, de caisses, pneus et autres objets divers et volumineux. Pour une raison incompréhensible, les départs se font toujours à 3 ou 4 heures du matin… Durant quinze heures, nous envions les sardines, installées comme des reines dans leurs boîtes. Ces taxis-bus se traînent sur des routes défoncées, s’arrêtant plus souvent pour embarquer des gens que pour en débarquer, les derniers s’accrochent comme ils peuvent à l’extérieur. A chaque secousse nos têtes heurtent l’armature métallique du toit. Le voyage a été un enfer. Nous arrivons pliés, écrasés, épuisés. Heureusement, l’hôtel de Loiko est agréable (il n’y en a qu’un de toute façon).

Le lendemain, dépliés et réparés, nous partons à la recherche des femmes Padaung. Nous atteignons leur village vers midi. Tout est calme, le soleil est au zénith. L’air semble suspendu ; deux chiens aboient mollement à notre passage. Un chemin de terre sépare quelques maisons en bambou sur pilotis, des poules se promènent librement en picorant ici et là entre les bananiers. Un cochon rafraîchit son gros ventre dans une mare de boue.

Devant une maison, une femme assise à même le sol tisse une large couverture colorée. Nous la voyons de dos ; elle n’a aucune carrure, son cou d’une trentaine de centimètres est maintenu par une spirale de cuivre. Elle a un sourire poli quand elle nous voit, puis se remet à son ouvrage. Une autre descend les marches de sa maison. Elle est âgée et a les dents noires de betel. A leur façon de marcher et de bouger, on dirait des « E.T. » Elles portent des vêtements de couleurs vives, tissés à la main et de jolis bijoux.

Malheureusement, elles veulent de l’argent pour être photographiées, j’ai toujours refusé par principe toutefois, je trouve normal qu’il y ait un échange et propose comme chaque fois de leur envoyer les photos (ce qui en général les ravi). Mais ici, il n’y a aucune chance que la poste passe ; elles le savent. C’est le début de la fin. Beaucoup de gens, par ignorance, payent des sommes disproportionnées.

Toutou, le garçon gérant du guest house, qui nous accompagne nous dit qu’un Américain, il y a quelques jours, a payé deux dollars par photo. Elles n’en gagnent pas cinq par semaine en travaillant dur dans les champs. Les touristes sont encore peu nombreux mais bientôt, elles seront complètement déstabilisées à cause de l’argent facile et enviées des autres. Les mères mettront des spirales à leurs petites filles et ce ne sera pas par souci de la tradition.

Quoi qu’il en soit, nous avons bien ri avec elles. C’est toujours la même chose, il faut établir un contact pour dépasser cet horrible « Hello, clic-clac, dollar, bye bye » et puis on n’est pas au zoo. Après avoir un peu discuté avec une gentille grand-mère, je lui montre mon appareil photo ; concentrée, la main sur un œil, elle regarde ses petits enfants perchés sur une barrière à quelques mètres de là. Lorsque j’actionne le zoom, croyant que ceux-ci se jettent sur elle, elle recule brusquement en agitant les bras devant l’objectif comme pour se protéger.

J’avais lu que le poids des anneaux pouvait atteindre une vingtaine de kilos et rabaissait les clavicules, ce qui donnait seulement l’illusion d’un long cou. Mais le lendemain, sur les bords de la rivière, nous vîmes deux femmes assises sur un rocher. Ma première impression fut que quelque chose de noble se dégageait de leur personne. En regardant mieux, je vis qu’elles s’étaient débarrassées de leurs anneaux pour les frotter dans la rivière avec des herbes. C’est leur long cou blanc qui donnait cette impression de noblesse. Ce n’est pas la première fois, en voyant certaines peuplades reculées et hors du temps, que j’ai le sentiment d’être un témoin de l’histoire. »

Extrait du livre “Et si c’était mieux là-bas”

Il existe plusieurs légendes concernant l’origine de ces colliers. Tout d’abord, ils sont l’identité culturelle de cette ethnie et embellit ces femmes. Elles auraient commencé à les porter depuis des générations dans le but de se protéger des morsures des tigres. On dit aussi que ces colliers leur donnent une ressemblance avec un dragon, figure importante du folklore Kayah. En effet, les deux fils qui sortent du collier représenteraient les moustaches du dragon.

Retrouvez tous mes voyages dans mon livre « Et si c’était mieux là-bas ».

11Mai/20
île de la réunion

4 raisons de partir vivre à la Réunion

Vous souhaitez changer de cadre de vie et partir vivre sur une île paradisiaque ? L’île de la Réunion a de très bon arguments pour devenir votre prochain lieu de vie. Voici 4 bonnes raisons de partir vivre entre mer et montagne sur cette île aux richesses insoupçonnées.

1 – Un cadre de vie paradisiaque

La Réunion, c’est tout d’abord un cadre de vie unique au monde. Entre la plage et les montagnes imposantes, vous pourrez partir à la découverte de l’île et explorer les vastes forêts luxuriantes qui la composent. La Réunion bénéficie d’un climat tropical humide, et fait profiter ses habitants d’un taux d’ensoleillement exceptionnel.

Cette île est aussi le paradis des sportifs. Sur la terre, canyoning, VTT et randonnées en tout genre vous attendent pour vous offrir des challenges intéressants. En vous tournant vers la mer, vous pourrez également vous adonner au surf et à la plongée. En levant les yeux au ciel, vous apercevrez peut-être quelques parapentes, témoins d’un environnement où toutes les activités semblent possibles.

2 – Une diversité naturelle à couper le souffle

L’île de la Réunion bénéficie d’une grande diversité dans sa faune et dans sa flore. Si les villes sont nombreuses sur sa côte, la nature reprend ses droits dès on s’enfonce un peu dans les terres. Et les lieux exceptionnels ne manquent pas !

Autour du Piton de la Fournaise, vous pourrez partir à la recherche des cascades du Trou de Fer et de la cascade du Voile de la Mariée. Le Piton Maïdo vous accueillera aussi pour vous offrir une vue sublime après quelques heures de randonnée. Des trésors qui se méritent et qui contrastent avec les magnifiques plages de sable fin accessibles à tous.

3 – Un patrimoine culturel exceptionnel

En plus de sa nature pleine de ressources, l’île de la Réunion propose aussi un patrimoine culturel d’une profondeur surprenante. En partant de la ville de Saint-Pierre et de son architecture coloniale, vous pourrez partir admirer la magnifique église de Sainte-Anne ou encore le jardin botanique de Mascarin, qui vous permettra de découvrir plus en détail les spécificités de la flore locale.

L’observatoire des tortues marines présent à Saint-Leu ou encore tout le savoir faire des anciennes distilleries de rhum ne font qu’enrichir le patrimoine culturel de l’île de la Réunion. Entre grandes villes et villages perdus dans la nature, l’implantation humaine sur l’île regorge de surprises qui n’attendent qu’à être explorées.

4 – Une économie plus dynamique qu’en apparence

La Réunion n’est plus une colonie agricole depuis bien longtemps. Grâce à la dynamisation de son territoire, la tertiarisation de l’économie s’est accélérée ces dernières années, et le pouvoir d’achat moyen des habitants progresse. Principalement portée par les services et le tourisme, la Réunion s’appuie aussi sur des secteurs très prometteurs comme l’immobilier. Au niveau local, les villes regorgent par ailleurs d’initiatives qui permettent de créer des emplois et des circuits de distribution alternatifs.

Comment déménager à la réunion ?

Si les déménagements à la Réunion pouvaient s’avérer complexes auparavant, ils sont désormais facilement pris en charge par des professionnels. Le mieux est de faire appel à un transporteur maritime, qui vous accompagnera dans la réalisation de toutes vos démarches administratives, et vous aidera à transporter toutes vos affaires et votre voiture si nécessaire.

18Mar/20
voyager en bus en France

Comment voyager en France en groupe pour pas cher ?

Voyager en groupe présente de nombreux avantages par rapport à un séjour en solo, car il est souvent possible d’obtenir des tarifs réduits. Les frais inhérents à la location d’un bus, au service d’un guide sur place ou au logement sont en effet partagés par tous les membres du groupe, ce qui réduit considérablement la part de chacun.

En revanche, l’organisation d’un tel voyage n’est pas toujours simple, notamment pour les groupes de dix personnes ou plus.

Pour la personne en charge de cette tâche, il est important d’être à la hauteur et de ne rien laisser au hasard, en ce qui concerne tous les aspects du voyage, du transport au logement, en passant par le circuit et les activités sur place. Cette planification millimétrée demande du temps, de la patience et un investissement personnel, mais elle permet de jouir d’une certaine liberté dans le rythme du voyage et les activités à programmer.

Il est également possible de faire appel aux services d’un voyagiste professionnel, et dans ce cas le voyage est organisé dans les moindres détails, le groupe n’a plus qu’à profiter de chaque journée. Cependant, cette solution ne donne pas beaucoup de liberté quant au choix de l’itinéraire et des étapes du séjour.

Cet article dresse une liste de conseils et astuces pour réussir l’organisation d’un voyage de groupe.

A qui s’adresse le voyage de groupe ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les voyages de groupe ne sont pas réservés aux seuls seniors. Ils constituent même une grande tendance en ce moment. La principale raison de ce succès c’est qu’ils offrent les mêmes avantages tarifaires que les voyages organisés par les agences, tout en garantissant une liberté de programmer les activités.

Les voyages de groupe peuvent concerner des amis, des membres d’une famille, des collègues de travail, des supporters sportifs… cette formule séduit toutes les populations, aussi bien les personnes célibataires, que les couples, les seniors ou les jeunes.

On peut voyager en groupe pour fêter un enterrement de vie de garçon ou de jeune fille, assister à un mariage ou à une réunion de famille, participer à un événement sportif, voir un concert…

Les supporters voyageant pour le match de leur équipe, ou les fans qui vont voir leur chanteur préféré en concert, doivent faire attention au timing de leur arrivée, et au lieu de leur séjour par rapport à celui de l’événement, afin de ne pas rater le spectacle ou le match.

S’accorder sur les dates

Pour les voyages touristiques, dès que possible, il faut que le groupe s’accorde sur la date du voyage, et cette tâche est souvent plus compliquée qu’il n’y paraît, surtout si les participants sont nombreux. Le choix de la date doit être fait bien à l’avance, en fonction des disponibilités de chaque membre du groupe. Il est alors possible d’avoir recours à des outils de sondage partagés pour permettre à chacun de choisir les dates qui lui conviennent le plus.

Pour les voyages dédiés à un événement particulier comme un mariage, un match ou un concert, la date de départ doit être choisie en fonction de celle de l’événement.

Choisir l’hébergement

Le choix d’un hébergement approprié est une étape cruciale dans l’organisation d’un voyage de groupe. Plusieurs alternatives sont envisageables, et chaque groupe doit prendre le mode de logement qui correspond le plus au budget global, et à l’objet du voyage.

Il est possible de réserver un dortoir entier de 6 ou 8 lits, cette solution présente des coûts particulièrement bas, mais offre très peu d’intimité pour les membres du groupe.

Des hébergements plus confortables sont également disponibles, comme la location d’une villa ou d’un appartement, qui représente une solution plus économique que les chambres d’hôtel séparées. En hébergeant tout le groupe dans un même logement, les participants au voyage profitent d’un espace de vie commun, ainsi que d’une cuisine, ce qui permet de séjourner en toute convivialité, tout en bénéficiant d’un minimum d’intimité.

Si le groupe opte pour l’hébergement en hôtel, alors il est essentiel de demander à obtenir des réductions par rapport aux tarifs individuels pratiqués par l’établissement.

Partager les tâches de l’organisation

Pour réussir l’organisation du voyage de groupe, il est important que les différentes tâches soient partagées par les différents participants, au lieu de charger une seule personne de tous les aspects du séjour.

Par exemple, un membre du groupe peut s’occuper de la réservation des restaurants sur le lieu du voyage, alors qu’une autre personne peut se charger de rechercher des activités amusantes à faire une fois arrivés à destination.

Impliquer différents membres du groupe permet de libérer l’organisateur principal de tâches simples, afin de faciliter le processus dans sa globalité.

Assurer le transport du groupe

Un des aspects essentiels dans l’organisation d’un voyage de groupe est d’emmener tout le monde du point de départ vers la destination finale.

Si tous les participants au voyage partent du même endroit, alors l’organisateur peut essayer de dénicher des tarifs réduits sur les billets de transport, que ce soit en bus, en train ou en avion. Si vous partez d’une grande ville comme Lyon ou Paris, il est également possible d’avoir recours à une location de bus depuis Paris. Cette solution est encore plus économique, et offre une plus grande liberté pour le groupe.

Bien faire les comptes

Les comptes du voyage de groupe doivent être aussi clairs, précis et justes que possible. L’argent étant sans doute l’aspect le plus sensible de l’organisation du voyage, il est souvent source de discordes ou de malentendus.

L’organisateur principal ou le leader du groupe doit alors prendre en considération les budgets de chaque membre, en s’assurant que personne ne soit lésé ou obligé de dépenser plus que sa capacité.

Sur place, le mieux est de partager les divers frais du quotidien, comme les dépenses au supermarché ou les activités touristiques. Il est important d’avoir constamment les bons comptes et de garder une trace des dépenses faites par chacun, dans le cadre des frais partagés. Ceci permet de transférer la différence à celui qui aura payé un surplus, afin de garder une bonne entente dans le groupe.

Une communication claire est essentielle, par exemple en créant un groupe de discussion instantanée.

Proposer un programme d’activités flexible

L’itinéraire et les activités du voyage de groupe doivent être flexibles, pour que tout le monde s’amuse sans avoir à se forcer. Les journées trop chargées ne plaisent pas à tout le monde, surtout si le rythme est trop fatigant.

Il est préférable d’organiser au maximum deux activités par jour, comme par exemple une ballade en ville, et la visite d’un musée. Certaines activités nécessitent des réservations, comme les restaurants gastronomiques ou les soins en SPA. Il faut alors s’y prendre à l’avance, afin de ne pas être pris de court et d’être certains d’avoir des places en nombre suffisant.

Enfin, dans chaque groupe, il y a toujours des personnes qui souhaitent plutôt improviser, en laissant place à la spontanéité. L’organisation doit donc être flexible, pour que tout le monde s’y retrouve.

Organisation d’un voyage en groupe, quelles précautions faut-il prendre ?

Si l’organisation se fait par un voyagiste, alors il est indispensable de vérifier que ce dernier est en phase avec tous les aspects juridiques, à savoir une immatriculation au registre des opérateurs de voyage. Il s’agit d’une garantie que l’agence de voyages justifie des garanties financières, d’une assurance et des conditions d’aptitude professionnelle.

Un voyage de groupe doit également faire l’objet de la souscription d’une assurance voyage spéciale groupe. Cette garantie permet de déjouer les imprévus et d’effectuer un séjour en toute sérénité.

Il faut aussi lire minutieusement les conditions de vente inscrites dans le contrat de voyage, afin de détecter les éventuelles surprises, comme la fluctuation des prix, la non-conformité des prestations, ou des activités non incluses.

17Mar/20

5 activités inhabituelles à faire à Paris

Des guides aux listes de voyage, en passant par votre tante préférée qui vous raconte tout sur ce “musée avec une pyramide de verre devant que vous devez absolument voir”, trouver des activités inhabituelles à Paris en dehors des sentiers battus est plus difficile qu’il n’y paraît. Si les sites parisiens classiques ne vous décevront jamais, pour ceux qui souhaitent explorer un peu plus les coins cachés de Paris, nous avons rassemblé nos alternatives préférées pour des activités uniques à faire pendant votre séjour à Paris.

Visitez le Parc de Montsouris

Si les jardins du Luxembourg sont bien sûr magnifiques et se trouvent en plein centre du quartier latin intellectuel de Paris, c’est un endroit fréquemment visité par les voyageurs. Pour une expérience plus authentique du parc à Paris, rendez-vous à l’endroit où les habitants affluent les soirs et les week-ends dès qu’il fait beau, le Parc Montsouris. Ce vaste parc possède son propre lac, des promenades à poney, des sentiers et de vastes pelouses parfaites pour un pique-nique parisien. Rendez-vous dans la partie sud de la ville, dans le 14e arrondissement, pour une escapade complète, et rejoignez les Parisiens du quartier pour prendre le soleil et jouer. Paris possède de nombreux parcs et jardins, chacun ayant son propre charme. Explorez les parcs de Paris plus loin.

Passer une soirée au théâtre (sans barrière linguistique)

Victime de sa propre renommée, et d’un certain film de 2001, une soirée parisienne au Moulin Rouge est passée de risquée à nulle part. Mais pour les voyageurs qui veulent voir un spectacle pendant leur séjour à Paris, ils ne sont plus limités aux spectacles touristiques, car une petite compagnie apporte des sous-titres de théâtre français dans différents lieux historiques de la ville. Voir un spectacle avec Theatre in Paris, c’est voir une pièce sous-titrée dans l’une des centaines de théâtres historiques de Paris, aux côtés des habitants. Des comédies aux classiques, en passant par les cabarets et les comédies musicales, regardez ce qui est joué, il y en a même un paquet qui sont 100% en anglais !

Faire une excursion d’une journée au château Fontainebleau

Il y a un certain niveau de luxe que l’on ne trouve qu’à Versailles, le château et le domaine du Roi Soleil. Mais une fois que vous l’avez visité dans toute sa splendeur, vous en redemandez ! Il n’est pas nécessaire de prévoir une excursion dans les châteaux de la Loire, alors que le château de Fontainebleau et d’autres sont facilement accessibles en train depuis Paris. Avec un simple trajet rapide en dehors de la ville, vous pouvez explorer le château, visiter la petite ville voisine d’Avon, avant de vous diriger vers la forêt de Fontainebleau pour une randonnée dans la nature l’après-midi.

Passer une soirée excentrique au comptoir général

Évitez les établissements trop chers à proximité des monuments et aventurez-vous dans ce bar/musée/marché aux puces unique en son genre. Entrez dans le trésor des deux salles et bars du Comptoir Général, judicieusement baptisé “Musée du Ghetto”, et sirotez des cocktails de fruits exotiques sur un canapé de velours aux couleurs vives. Parfait pour continuer la soirée après un pique-nique sur le Canal St Martin, le Comptoir Général peut souvent être très occupé le week-end. Il est ouvert tous les jours, et organise même un brunch hebdomadaire et des événements spéciaux et des concerts, Alicia Keys s’y est même produite ! Si vous cherchez un endroit original pour prendre un verre à Paris, les vibrations afro et le décor shabby-chic de ce bar-entrepôt ne vous décevront pas. Autre chose, vous avez toujours la possibilité de réserver les meilleurs bars à Paris via plusieurs plateformes en ligne si vous êtes en groupe !

Suivre un cours de cuisine française

Pourquoi faire la queue et acheter un coffret cadeau de macarons, quand vous pouvez en faire un vous-même ! Plongez dans la pâtisserie française et suivez un cours de cuisine, apprenez à tout préparer, de l’escargot aux macarons, avec des chefs français. Non seulement vous pourrez vous asseoir avec les chefs et manger vos délicieuses créations après le cours, mais vous pourrez aussi rapporter chez vous les recettes pour préparer vos nouveaux plats français encore et encore !

16Mar/20
Photo d'Houston pendant un voyage

3 choses à faire lors d’un passage à Houston

Houston, la plus grande ville du Texas et la quatrième plus grande des États-Unis, est une destination où l’on ne s’ennuie jamais. Il y fait bon vivre, se cultiver et se distraire toute l’année. La ville est en constante évolution et c’est ce qui attire les visiteurs. Avant de vous y rendre, on vous livre quelques meilleures choses à voir et à faire afin de pouvoir apprécier pleinement chaque lieu.

Visiter Upper Kirby, un quartier qui réserve de belles surprises

Si vous souhaitez visiter un quartier branché de Houston, il est conseillé de rejoindre Upper Kirby. Sachez que cet endroit est très apprécié des locaux. Après le travail ou les week-ends, ces derniers s’y réunissent pour profiter des snack-bars, des brasseries, des grills élégants, d’un brunch, des restaurants gastronomiques servant des cocktails et vins, etc. Ce lieu urbain remarquable fera sûrement partie de vos visites préférées lors de votre voyage aux USA.

Il y a également des théâtres, des concerts, des spectacles humoristiques, des galeries d’art indépendantes, des magasins d’antiquités, des centres commerciaux, ainsi que des soirées de jeu et tournois. Si vous aimez les sucreries, vous serez par exemple servis au Sprinkles. Pour les amateurs de hamburgers, c’est au Hopdoddy Burger Bar qu’il faut aller. À part cela, ne manquez pas le parc Levy pour un peu de tranquillité ainsi que le marché hebdomadaire Urban Harvest Farmers Market pour acheter des produits locaux et artisanaux.

Profiter du patrimoine sportif de Houston

Houston est une ville bien représentée dans le domaine du sport. Là-bas, on aime le basket-ball, le football américain et surtout le base-ball. Si vous êtes donc un passionné invétéré de base-ball, vous êtes au bon endroit. En effet, l’animation de la ville est aussi assurée par ce sport et surtout par l’équipe Astros de Houston qui a déjà remporté les World Series de baseball en 2017. Lorsque les Astros remportent une victoire, la célébration des supporteurs de l’équipe se fait sentir partout.

Si vous en avez l’occasion, allez les encourager pendant leur match ou bien venez assister à une de leurs animations. En fait, même si vous n’êtes pas un amateur de baseball, vous serez toujours transporté par l’ambiance. Sinon, quand le stade Minute Maid Park n’est pas occupé, il est possible de visiter pour découvrir le terrain de jeu, les installations révolutionnaires, les jolis murs, les luxueuses loges et surtout l’histoire de l’ancienne gare Union Station.

Découvrir le meilleur pour la fin : le Johnson Space Center de la NASA

Le Johnson Space Center de Houston est le centre touristique, d’études pédagogiques et de recherches de la NASA. À titre de rappel, la NASA est l’agence aérospatiale mondialement connue qui est responsable d’importantes missions spatiales habitées des USA. Qui ne se souvient pas de la conquête de la Lune, dans les années 60 ? En effet, sa visite guidée est une activité phare de Houston.

Pendant la visite, le public accédera au Johnson Space Center à bord d’un petit train. Vous pourrez ainsi découvrir la salle de contrôle, le programme Robonaut, le hangar de la fusée Saturn V, le centre d’entraînement des astronautes, les reproductions d’engins spatiaux et une pierre lunaire. L’entrée n’est pas donnée, mais vous en ressortirez avec des étoiles plein les yeux, quel que soit votre âge.